On raconte qu’à Chartres, un vieil immeuble cache un escalier de 13 marches dont personne n’oserait faire deux fois le décompte. Frisson garanti, paraît-il. En réalité, cette « énigme » des 13 marches relève davantage du folklore immobilier que d’une malédiction. Entre superstition, coïncidence architecturale et effet psychologique, voyons ensemble pourquoi certains comptent moins leurs marches que leurs mètres carrés, et comment l’histoire s’est invitée dans la vie d’un bien… tout à fait concret.
Treize marches et mille théories : remettons les pieds sur terre
Depuis toujours, le chiffre 13 traîne une réputation sulfureuse. Dans l’immobilier aussi, il s’invite parfois là où on ne l’attend pas : étage 13 volontairement sauté dans les ascenseurs, lots 12bis pour éviter les frissons… et escaliers qui deviennent objets de légende urbaine. À Chartres, quelques immeubles anciens possèdent effectivement un escalier de 13 marches. Pas plus mystique qu’un chaînage en béton armé ! Pourtant, ce genre de détail suffit à nourrir les conversations entre voisins et à pimenter la visite d’un futur acheteur.
La superstition a beau être irrationnelle, elle peut légèrement influencer la perception d’un bien. Certains acquéreurs, sensibles à ces symboles, feront la moue devant un « numéro 13 » tout comme d’autres éviteront une exposition nord. Pas de quoi plomber un dossier, mais cela rappelle combien l’immobilier reste, avant tout, une affaire d’émotions. Et c’est bien là que réside la vraie énigme : pourquoi un escalier provoque plus de débats qu’un diagnostic énergétique ?
En fait, personne ne veut « compter deux fois » ces fameuses treize marches parce qu’une fois suffit pour le folklore. La première montée amuse, la seconde paraît un brin superstitieuse. Dans les faits, aucune étude notariale n’a jamais prouvé que ces 13 marches aient fait fuir un acheteur ou baisser la valeur d’un bien. Ce qu’elles suscitent surtout, c’est une histoire à raconter — et c’est souvent ce petit supplément d’âme qui séduit plutôt qu’il n’effraie.
Entre mythe local et réalité immobilière à Chartres
À Chartres, le bâti ancien regorge de curiosités : caves voûtées, escaliers tournants, linteaux datés du XVIIIe siècle… Il n’est donc pas rare qu’un élément patrimonial comme un escalier devienne le support d’une légende. Ce n’est pas tant la ville que la mémoire collective qui construit le récit. Les marchands de charme aiment ces anecdotes : elles donnent du relief à la pierre, sans surévaluer pour autant le bien.
Côté prix et marché, rien ne vient confirmer un quelconque « effet 13 marches ». Les valeurs à Chartres se jouent plutôt sur la localisation (proximité de la gare, du centre sauvegardé) et l’état général du bâti. Les escaliers atypiques, quand ils sont bien entretenus, participent même de l’identité du lieu. Bref, un nombre impair de marches ne fait pas trembler le marché immobilier. Les notaires vous le diront : la seule vraie marche qui compte, c’est celle qu’on monte vers la signature.
En tant qu’expert local, mon conseil est simple : ne laissez pas une légende influencer votre ressenti. Si le logement vous plaît, que la luminosité, la distribution et la solidité sont au rendez-vous, le compteur des marches importe peu. Et si vraiment ce chiffre perturbe, on peut toujours jouer d’un petit artifice architectural pour « neutraliser » la superstition : ajouter une contremarche ou un palier, et l’affaire est réglée.
En définitive, « l’énigme des 13 marches » relève plus du conte que du contentieux. Le seul mystère durable, c’est celui du lien affectif que l’on tisse avec un lieu. Alors, avant de s’inquiéter du nombre de marches, mieux vaut se demander si l’on a envie de les gravir chaque matin avec le sourire. À Chartres comme ailleurs, c’est cela, la vraie magie de l’immobilier.
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