Comparons, comparons… mais sans illusion ! En immobilier comme dans la vie, on adore se situer : “Mon voisin a vendu 20 000 € de plus !” ou “Le T3 de ma cousine s’est envolé en deux jours !”. Pourtant, comparer son bien à celui des autres, c’est souvent s’exposer à des conclusions bancales. Derrière des façades similaires se cachent mille nuances qui rendent chaque maison – et chaque transaction – unique. Allons voir pourquoi, à Chartres comme ailleurs, la comparaison peut parfois nous jouer des tours.
Comparer son bien, un réflexe pas toujours gagnant
Avouons-le : nous sommes tous un peu compétiteurs. Quand on possède un bien, il est tentant de se dire qu’il « vaut au moins autant » que celui du voisin, surtout si lui vient de vendre. Ce réflexe n’a rien de mal, au contraire : il traduit un besoin naturel de repère. Mais le danger, c’est d’en faire une vérité absolue. Deux biens peuvent se ressembler comme deux gouttes d’eau dans une annonce… et pourtant, un simple détail – orientation, étage, vis-à -vis, isolation – peut influencer le prix de manière significative.
Ensuite, le marché immobilier de Chartres n’est pas figé. Ce qui valait en 2021 n’a plus la même valeur en 2024. Les taux d’intérêt, la demande locale ou la perception des acheteurs évoluent très vite. Or, quand on compare son bien à un autre vendu “il n’y a pas longtemps” (soit… il y a un an !), la référence temporelle devient déjà obsolète. Résultat : on risque d’estimer au passé un bien ancré dans le présent.
Enfin, il y a la subjectivité. Les plateformes d’annonces poussent souvent à comparer des biens sur la base des prix affichés, et non des prix réellement vendus. Et là , c’est le grand piège : un prix affiché n’est pas un prix conclu. Beaucoup de propriétaires surestiment, testent le marché, ajustent ensuite. Autant dire que fonder son estimation sur les “apparences” revient à se fier à une photo retouchée… mais pour sa maison.
Ce que les vraies données disent du marché à Chartres
Ă€ Chartres, les chiffres officiels (issus des bases publiques comme DVF, “Demande de Valeurs Foncières”) montrent un marchĂ© très segmentĂ©. Certains quartiers centraux ou bien connectĂ©s (comme ceux proches de la gare ou des bords de l’Eure) restent dynamiques, tandis qu’en pĂ©riphĂ©rie, la demande est plus sĂ©lective. Les variations de prix reflètent davantage la qualitĂ© de chaque microsecteur que des tendances uniformes. Bref, difficile de comparer deux biens Ă plus de deux rues d’Ă©cart sans se tromper.
Les données confirment aussi une tendance nationale : depuis la remontée des taux d’intérêt, le marché s’est “posé”, mais sans s’effondrer. Cela implique des négociations plus fréquentes, des délais un peu plus longs, mais aussi un environnement plus rationnel. Pour les vendeurs chartrains, cela signifie que la clé n’est pas d’avoir “le prix du voisin”, mais “le bon prix pour le bon public”.
Et puis, il ne faut pas oublier que chaque logement raconte une histoire – et que les acheteurs l’entendent. À Chartres, un appartement lumineux où l’on aperçoit la cathédrale ne se valorise pas comme un rez-de-chaussée plein nord, même avec la même superficie. Les données chiffrées donnent une base, mais l’appréciation, elle, reste éminemment humaine. Et c’est ce qui fait tout le charme – et toute la complexité – du marché local.
En somme, comparer n’est pas interdit, mais il faut savoir de quoi l’on parle. En immobilier, chaque détail compte, et le bon prix n’est pas celui du voisin mais celui que le marché est prêt à reconnaître pour votre bien, ici et maintenant. Alors respirons un grand coup, laissons tomber la calculette du voisinage et revenons à l’essentiel : comprendre son bien, son marché, et avancer sereinement. Chez soi comme dans la vie, la meilleure comparaison… c’est parfois celle qu’on ne fait pas.
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