Ah, le fameux mythe immobilier que tout le monde répète comme une vérité absolue : « La pierre, c’est une valeur sûre, ça ne baisse jamais ! » Avouons-le, cette phrase circule de génération en génération, un peu comme la recette du gratin de mamie – sauf qu’en immobilier, ça mérite quelques vérifications avant de la mettre à toutes les sauces. En tant qu’expert chartain un brin taquin, je vous propose de remettre les pendules (et les prix du mètre carré) à l’heure.
Pourquoi ce mythe immobilier séduit autant de monde
Ce mythe flatte un besoin profondément humain : la sécurité. Acheter un bien, c’est concret, stable, rassurant. Face à la volatilité des marchés financiers, à l’inflation, voire aux actualités économiques parfois anxiogènes, la pierre semble être un refuge indestructible. On se dit qu’un toit, ça se garde, ça se touche, et ça se revend toujours « plus cher ». Sauf que comme tout refuge, il a ses intempéries.
Il faut aussi reconnaître que ce mythe est entretenu par des décennies de hausse quasi continue dans certaines zones. Les expériences personnelles marquent : votre oncle a revendu sa maison avec une belle plus-value, votre voisin aussi… Difficile alors de croire que les prix peuvent reculer quand on ne voit que des réussites autour de soi. La mémoire collective retient les succès, rarement les stagnations.
Enfin, il y a le poids culturel. En France, être propriétaire, c’est une étape initiatique de la réussite. On ne parle pas d’« investir » en bourse autour de la table du dimanche, mais de « refaire sa toiture » ou de « négocier son prêt ». Ce discours collectif entretient le mythe d’un marché qui ne fait que grimper, oubliant que, comme toute valeur, l’immobilier vit, évolue, et parfois… ralentit.
Ce que les faits révèlent vraiment sur le marché
Les données publiques comme celles issues de la base DVF (Demande de Valeurs Foncières) montrent clairement que, non, les prix ne montent pas toujours. Certaines périodes, certains secteurs – et même certaines rues – connaissent des corrections. Par exemple, quand les taux d’intérêt remontent ou que le pouvoir d’achat immobilier baisse, les transactions ralentissent, et les prix se stabilisent, voire reculent. C’est tout simplement un cycle de marché.
Autre point souvent négligé : la valeur d’un bien n’est pas qu’une question de mètre carré. L’état, l’emplacement, la demande locale, la fiscalité… tout cela pèse lourd. À Chartres comme ailleurs, certains biens voient leur valeur grimper, d’autres stagnent. Croire que la pierre monte toujours, c’est ignorer la diversité des micro-marchés qui composent le paysage immobilier.
Alors, le bon réflexe ? Observer les tendances locales, suivre les ventes réelles, et rester pragmatique. Inutile de paniquer quand le marché ralentit : ce n’est pas la fin du monde, juste un réalignement. À l’inverse, inutile de s’emballer dans une période d’euphorie. En immobilier comme en cuisine, la patience et le bon dosage l’emportent sur la précipitation.
Le mythe de « la pierre qui monte toujours » fait partie du folklore immobilier, mais un bon investisseur sait qu’il faut distinguer la légende de la réalité du terrain. L’immobilier reste un placement solide, oui – à condition d’y entrer les yeux ouverts, et pas sous l’influence d’un cliché répété au coin du zinc. En résumé : la pierre, c’est sûr… mais surtout quand on connaît son terrain.
Ă€ lire aussi sur ce secteur :
Analyse Immobilière : 🔑 RĂ©vĂ©lation sur le Mythe de l’Immobilier SĂ»r Ă Chartres !
Accédez aux données DVF et à une estimation gratuite par IA.
🎯 Estimer mon bien



