À force d’avoir entendu que le marché se portait bien, bien des vendeurs finissent par penser que tout se vend — et à n’importe quel prix. Pourtant, dans la réalité du terrain, cette confiance peut devenir un piège. Entre enthousiasme et aveuglement, il suffit parfois d’un excès d’assurance pour retarder une vente ou faire fuir les acheteurs.
Trop sûr de soi : quand la certitude brouille le jugement
À Nanterre, ou dans tant d’autres communes actives, on rencontre souvent des vendeurs persuadés que leur bien “partira tout seul”. Ils ont acheté il y a quelques années, ont suivi le marché de loin, et s’appuient sur des ventes qu’ils croient comparables. Lorsqu’un professionnel leur suggère d’ajuster le prix, ils y voient presque une remise en cause personnelle — alors qu’il ne s’agit, le plus souvent, que d’un constat du marché actuel.
Cette surestimation n’est pas seulement financière : elle touche aussi la présentation. Le vendeur trop confiant suppose que “les acheteurs verront le potentiel”, sans prendre le temps de ranger, d’éclairer ou de remettre en état les petits détails qui comptent. Il oublie que le premier regard d’un visiteur se nourrit d’émotion, et que même les biens les mieux situés peuvent laisser une impression mitigée si la visite manque de préparation.
Résultat : le bien reste en ligne plus longtemps, suscite des visites sans suite, et finit par être associé à une image de “logement difficile à vendre”. Une dynamique s’installe, souvent invisible au départ : moins d’appels, des curieux qui négocient d’emblée, et un vendeur qui comprend tardivement que son excès de confiance a brouillé sa lecture du marché.
Cette confiance excessive qui fait fuir les acheteurs
L’acheteur, aujourd’hui, est informé. Il compare, observe, et consulte les historiques de prix. Face à un vendeur trop sûr de lui, il ressent rapidement un déséquilibre : un discours rigide, des réponses évasives aux objections, parfois même un refus de négocier. Ce n’est pas le bien en lui-même qui rebute, mais l’attitude qui donne l’impression d’un mur plutôt que d’un échange.
Il faut rappeler que l’achat d’un logement n’est jamais qu’une question de mètres carrés : c’est une projection de vie. Or, un vendeur sûr de lui, trop fermé à la discussion, empêche cette projection. L’acheteur ne se sent plus écouté ; il se protège, s’éloigne. Et comme sur un petit marché local où tout se sait vite, cette perception collective finit par peser sur la suite de la mise en vente.
La bonne nouvelle, c’est qu’il suffit rarement de grands bouleversements pour changer le ton. Prendre un peu de recul, accepter un conseil extérieur, rappeler que le but est de réussir une rencontre entre deux projets de vie — et non une bataille de positions. La confiance en soi est une force, à condition qu’elle reste ouverte, souple et à l’écoute du réel.
Vendre son bien n’est pas un concours d’assurance, mais une équation d’ajustement et de compréhension. Se montrer confiant, oui ; se croire infaillible, non. Si cette ligne paraît subtile, elle distingue pourtant les vendeurs qui attirent les acheteurs de ceux qui les font fuir. Avant de convaincre les autres, il faut savoir s’entendre soi-même.
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